Cher Lecteur, Divine Lectrice,

Si vous avez de 27 à 87 ans, bienvenue à Schnock, cette revue est pour vous. Elle a pour mission d’explorer la culture populaire, au sens le plus large et d’en faire revivre aussi bien les œuvres les plus respectables (mais parfois oubliées) que les personnages les plus iconoclastes.

Pourquoi lancer pareille entreprise, à l’orée des années 2010 ? Parce qu’on se sent tous un peu «schnock» sur les bords par moments. On a beau être ce fringant vingtenaire biberonné aux références de ses (grands ?) parents, ce quarantenaire soucieux de compléter ses souvenirs des années Bowie ou Raymond Barre ou encore ce baby-boomer décidé à se replonger une fois de plus dans sa folle jeunesse, une chose nous unit : l’envie d’échapper à l’hystérie de l’époque en faisant un pas de côté, histoire de revisiter le passé en prenant son temps. Sans être ni réactionnaires, ni rétrogrades (l’invention de la roue ET de l’Ipod furent de grandes avancées pour l’Humanité, nous l’admettons volontiers).

Avouons-le d’emblée : Nous aimons les «Schnocks». Nous discuterons donc longuement avec ces figures d’un autre temps : forts en gueule, élégants débraillés, râleurs en boucle, maltraitant la bienséance et une certaine idée du «bon goût», s’affranchissant des modes et de l’air du temps. Ce sont, à un moment où nous-mêmes commençons à subir les ravages du temps et à cultiver avec délice une certaine morgue à l’encontre des générations qui nous succèdent, nos « résistants » à nous… A leur contact nous apprendrons à être « dignified & old » comme le chantait Jonathan Richman en 1972 (19quoi ?). Et verrons s’il est possible ou non de tourner le dos au jeunisme qui nous entoure, sans devenir des vieux c… pour autant.

Bonne lecture !

Christophe Ernault & Laurence Rémila


Schnock ?

adj. inv et subst. Pop., fam. (En parlant d’une pers.). Imbécile, fou. Quelqu’une des trois femmes traita Coco Vatard de schnock… (COLETTE, J. de Carneilhan, 1941, p. 17). Empl. subst. Quelle barbe (…) d’avoir à écouter (…) les plaintes et les doléances de ce vieux schnock de Dr Oswaldo Padroso (CENDRARS, Lotiss. ciel, 1949, p. 198). Prononc. et Orth.: . (ʃnɔk). Rob. 1985 : schnock, schnoque, chnoque. Etymol. et Hist. 1863 subst. (Paris d’apr. Esn. 1966) ; 1872 adj. (ibid). Orig. inc., peut-être dans la chans. alsac. de Hans in Schnockeloch « Hans dans le coin à moustiques » (ESN. 1966). Bbg. BLOCHW.-RUNK. 1971, p. 345. in « Le Trésor de la Langue Française (1789-1960) » Gallimard, 1992.


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Direction éditoriale : Christophe Ernault & Laurence Rémila
Création artistique : Claire Bissara Barbe & Aude Choimet
Illustrations couverture : Erwann Terrier
Édition : La Tengo Editions
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Distribution : Flammarion
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